Conclusion

On constate qu’au cours de ces derniers siècles, la physique a énormément évolué. Ainsi, la notion de gravitation telle que tout le monde la connaît aujourd’hui n’est plus du tout celle d’Aristote ou même celle de Galilée. Le développement des mathématiques a continué en parallèle, de manière de plus en plus complexe et de plus en plus difficile à s’approprier. Ainsi, si les philosophes possédaient jusqu’à Descartes l’outil mathématique permettant de pratiquer la physique, aujourd’hui aucun mathématicien ne serait capable de connaître toute la physique. Cela restreint énormément le nombre de physiciens capables de travailler sur la gravitation et son unification avec la mécanique quantique. De plus, on constate qu’au cours des siècles, les découvertes fondamentales de la physique se plaçaient en totale rupture avec les dogmes et les croyances (de Galilée à Planck, en passant par Heisenberg).

C’est dans ce contexte que certains physiciens ont essayé, à partir des théories des cordes (il en existe en fait 5: les types I, IIA, IIB, l’hétérotique O et l’hétérotique E) et des différentes interprétations des unifications des interactions fondamentales, de caractériser la "théorie M", ou "théorie de tout". Bien que cette théorie ne soit pas décrite explicitement, elle fait l’objet de quantité de recherches en physique théorique car elle permettrait de comprendre et de caractériser tout phénomène physique à n’importe quelles conditions (si extrêmes fussent-elles). Certains considèrent la découverte de cette théorie comme l’aboutissement ultime, le "Graal" de la physique, d’autres simplement comme la fin de la physique telle que nous la connaissons aujourd’hui. Il faut cependant rester prudents, nombreux sont les physiciens ayant suggéré que la physique aurait une fin proche (notamment au début du XXème siècle, suite à la découverte de l’équation de l’électron). Cependant, la théorie M permettrait non seulement de comprendre la gravitation et la mécanique quantique, mais aussi les origines de l’univers, ainsi que son avenir. Avec cette théorie est apparu un grand paradoxe: si cette théorie existe, elle peut prédire tous les phénomènes, ainsi, elle peut aussi prédire si l’homme la trouvera, ou non. Ainsi, il se peut très bien qu’elle existe sans qu’on ne la trouve jamais !

On peut toutefois prédire qu’avec le futur accélérateur de particules du CERN, le LHC, on pourra déterminer si le boson de Higgs existe, et dans un futur un peu plus éloigné, si les gravitons existent. Il se peut que les théories de la gravitation quantiques actuelles soient erronées, et le rôle actuel des physiciens est de déterminer, par la pratique comme par la théorie, la théorie la plus globale possible. On peut conclure que l’avenir de la physique est de toute façon assuré.